22.9.09

Constat.

Je ne suis qu'une incroyable peureuse.

Oui, la peur me noue quotidiennement les veines, le cœur, la peau, les pores, l'âme, la confiance, l'élan, le doigt de la touche Publier.

Voilà. C'est dit.

Je reviens demain.

Oui oui, croyez moi, c'est terminé, plus jamais je ne me laisserai avoir par cette saleté qui me ramollit l'assurance. Je l'espère. Autant que j'espère avoir le courage de ce désir qui me taraude jusque dans ma soupe, de faire tomber doucement ce grand gamin d'homme qui me brouille le ventre.

Ça y est. Déjà, je me dis que je devrai changer de couleur, de fond, de forme, de chandail, de bas, oui les bas, les carreaux ne vont pas avec ce motif de ma chemise... parce que, ça peut toujours être mieux. Changer de pantalons... mettre une robe. Une robe de femme. Je veux être une femme. Oui, une femme! Celle qui l'accotera, lui, avec toute l'expérience du monde contenu dans le seul geste, sur ce mur secret qui a déjà vécu plusieurs fois en boucle tout le scénario. Un robe qui moule bien les fesses. Oui, ok, ça peut toujours être mieux. Mais bon.
Courage fille, avance, t'es belle! À toujours tout réécrire tu finis par ne rien publier.

Faut savoir s'engueuler soi-même.

4.6.09

le plus étrange est cette lumière que tu transportes

ton âme est une sainte aveugle
et je suis un port glauque

18.5.09

montée de lait

j'aime la musique, les pages blanches, le cacao, les arbres et les chats. Je n'aime pas le HTML.

15.5.09

tant de bonheur dans le petit pot

Toi, qui ne me liras pas car que tu ne lis jamais entre mes lignes avec pas beaucoup d'espace entre. Toi, que j'aime peut-être en silence au cas. Tu pourrais avoir un goût de chocolat si tu le voulais.

Mon Dieu.

Ma foi! Suis-je devenue croyante?

Aucune chance que ça m'arrive. Mais qui d'autre nommer avec un D majuscule? Je ne connais pas de David. Et ta présence est chaque fois un petit miracle. Alors je m'écrie. Ne vas pas croire pourtant que tu sois divin.

Toi. Tu ne sors jamais trop à découvert. Alors je t'imagine parfois. Ça me réchauffe. Comme si tu étais un peu chez moi. Ma maison je veux dire. Oh... tu sais.

Je suis d'accord avec le confort. Dehors il fait froid souvent. Autant toujours avoir tuque et foulard à portée. Pour la musique. Mais un manteau en hérisson c'est mieux.

En tout les cas, merci pour ce grand bonheur en savon qui glisse des mains toujours et qui ne flotte pas dans la baignoire pour qu'on le retrouve facilement. L'envie de divaguer. Oublier les vagues. Il me faudrait un chalutier de haute mer. Pour mon bain. Et le bonheur.

J'aimerais emmerder les virgules et les fleurs du tapis. Les politesses. Le style. Mais je parlerai de moi avec videsse. J'ai le nez bouché peut-être. Oui, vite, un peu de vide! Le plein est un peu trop plein et exploser un chagrin même sur une page web n'est pas propre.

Aussi, avoir donné son adresse manque d'anonymité. Un mot pour dire un mal nécessaire mais énormément triste. La même chose est aussi vraie en vrai. Tu sais, pour les peureux, les timides, les écorchés, même les bandits. Alors contiendons-nous. S'entendre, contenir, content. Ok. Ne jamais se laisser être véritablement heureux du risque. Ou est-ce l'inverse?

Bâtard et joual vert en rose jaune et bleu sont beaucoup plus appropriés.

Je suis heureuse. Si si c'est vrai. Ne crains rien, jamais tu n'auras à trop t'approcher.

Regarde comme je souris comme je me tiens droite comme je ne pleure pas comme je m'émerveille comme je sautille comme je gamine comme je calembour comme rien n'est réellement sérieux même pas d'avoir faim même pas de se sentir seule et en colère même pas ton silence ni le mien ni la peur ni d'avoir envie que tu m'aimes dans tes bras jusqu'à ce que j'en devienne chrétienne même pas d'avoir envie de me déposer la tête sur un grand fleuve ni même ce souhait, que je suis en train d'écrire là maintenant, et que tu ne verras pas; que tu me regardes vraiment. Le cynisme pique la langue. Il vient avec la censure. Drôle comme ils se ressemblent. C n s e. 4/7 lettres.

C'est mieux le chocolat. Vraiment.

11.5.09

j'ai vraiment un problème avec toi

Cette bêtise superbe
j'irai la défier
le corps en guerre
le majeur dressé
haut et droit
et mes yeux crevant de bravoure à ses pieds
j'irai lui rire en pleine gueule
ma haine pour elle qui ne me prendra plus rien

et après je tournerais les talons
comme une enfant effrontée
j'irais te prendre dans mes bras
te murmurer à l'oreille mes je t'aime
et toi, tu resterais.

2.5.09

attendre le fil et l'attraper
le regarder d'un œil indécis
jouer à "se pendre avec pas pour vrai"
courir dessus pour voir s'il casse ou non
l'oublier un peu pour mieux le retrouver
le trouver assez beau pour le garder
et savoir le dire après
le fil, là.

Je le perds souvent.

22.12.08


sur la route-entonnoir
mes deux pieds gauches fuient
sous un rayon blanc
les coins de mes sourires frisent
je feins de ne rien comprendre
et danse avec lui



21.12.08

simple bordel

les nuits affament
les vapeurs du rhum m'obsèdent
je le bois seule avec toi
Il n'y a rien dans l'air qui me fasse respirer
le matin est le même
porteur de jouissances fragiles
comme autant de claques sur la gueule
Quelque part un arbre doit m'attendre.
Trop de choses importantes n'ont de mots

Cette lumière me berce d'illusions blanches et douces.

25.11.08

Rien ne sert de mourir, il faut écrire à point.

mourir un peu chaque jour au bord des mots continuer comme si rien n'était courir sur un fil les yeux fermés une brèche sous les pieds béante sans crier tourner le dos aux impostures poursuivre

29.7.08


toi et moi, sur un petit matin de fleuve
on se balance doucement,
au bout des vagues
à rire de n'en pas voir la fin
on reste là

on s'invente des histoires jolies
on refait le monde en silence
au rythme d'un souffle bleu

on oublie les rues, les cheminés, le vacarme des heures
on le laisse, lui
nous remplir d'espace

toi et moi
de sel et de lointain
nous, si vastes
et le reste bien petit

on est bien